Dieu et ses conceptions
- Détails
- Version n° 9 du 22-10-2024
Il me semble que le premier être qui s'est posé, plus ou moins confusément, la question de savoir d'où vient l'univers et où il va a été le premier homme doté d'une conscience réfléchie (il y a probablement des millions d'années) en recherche d'un Créateur, sans doute sous une forme balbutiante.
La conception de Dieu varie selon les religions : elles ont toutes deux facettes : une manière de considérer le sacré et une communauté qui partage cette vision … tout cela sous l'influence d'une croyance face aux mystères de la vie.
Les croyances explicitent la conception qu'elles se font du Créateur ou Dieu ou dieux.
- Les dieux des tribus primitives souvent proches de la nature (totems)
- Les dieux du genre super-humains des grecs et romains (pleins de vertus et de défauts)
- Le Dieu unique de fureur puis, progressivement, de tendresse de l'Ancien Testament (au moins dans les premières pages, il est rancunier et vengeur si l'on n'est pas obéissant) socle du judaïsme.
- Le Dieu de l'islam, miséricordieux pour ses fidèles, mais terrible pour les autres et demandant une soumission.
- Le Dieu des chrétiens dont émane de l'Amour
- Le Dieu, probablement assez flou de beaucoup qui ont une certaine foi, mais ne se rattachent à aucune religion.
- Le dieu-"peut-être" des agnostiques.
- Le dieu hasard ou absent des athées.
La conception du sacré va conditionner la manière de communiquer avec Dieu, que ce soit lors de la prière individuelle ou collective (la liturgie et les rites). Elle sera plus ou moins empreinte de geste de soumission (agenouillé ou prosterné), de glorification (encens, chants, beauté des lieux, des ornements), d'intimité (récitation, oraison, méditation, contemplation).
Le rassemblement d'une communauté peut être une micro secte autour d'un gourou ou une union autour d'un texte (Coran des musulmans ou Torah pour les juifs) ou autour d'un Dieu incarné (Jésus-Christ des chrétiens).
Dans tous les cas, les sujets de différences de point de vue entre fidèles d'une même religion sont nombreux (multitude de sectes ou judéens / samaritains, sunnites / chiites / salafisme, protestants / catholiques / orthodoxes / évangélistes). Toutes ces variations s'expliquent, car les réflexions menées par les religions ne conduisent pas à des certitudes, mais à des convictions … qui laissent plus ou moins de place à celles des autres (œcuménisme) ou les rejette lorsque l'on prend ses convictions pour des certitudes.
Comment tout cela aura-t-il évolué dans … un million d'années ?
Choisir sa foi ?
- Détails
- Version n° 10 du 24-10-2024
Dans la foi, dont les interrogations génèrent des réponses indécidables, il y a deux facettes :
- Certaines sont des convictions intimes ressenties en soi sans beaucoup de doutes : une foi spontanée … grâce reçue ?
C'est une conviction très forte qui n'empêche pas une claire conscience que l'on reste dans une incertitude : un plausible. - D'autres réponses sont des choix, fruits de la raison qui choisit, après étude des diverses propositions existantes, celle qui lui paraît la plus probable : c'est alors le fruit de la volonté, mais elle reste incertaine.
Chaque religion propose un ensemble de croyances, toujours indécidables, c'est-à-dire indémontrables et irréfutables, plus ou moins cohérent, exprimé dans un catéchisme ou analogue. Ici aussi, le choix d'en adopter une, sera guidé par la combinaison d'impulsions spontanées et de choix raisonnés : on est dans un monde d'incertitude fondamentale, un univers du "peut-être" qui peut générer de l'anxiété.
Par exemple, dans les limites de mes ignorances, on peut légitimement hésiter entre des représentations caricaturales : le Dieu vengeur de l'AT, celui exigeant la soumission de l'islam intégriste, celui bouddhiste qui valorise la compassion face à la douleur de l'autre, mais dévalue le bonheur ou celui qui prône la plénitude de l'Amour.
Ma raison préfère et choisit la dernière présentation même si sur des points plus secondaires d'autres religions semblent plus proches de la vérité que la catholique.
Ces mélanges peuvent évidemment conduire au syncrétisme qui est plus ou moins bien toléré par les diverses religions.