Il se dit souvent (dont St-Jean !) "Dieu est Amour" : il me semble que l'expression n'est pas tout à fait pertinente … l'Amour n'est pas une personne.
On rencontre aussi "Dieu n'est qu'Amour". Là aussi, je suis gêné, car c'est imposer une restriction à Dieu : Il peut, mais ne veut faire le mal.
Je préfère formuler : "de Dieu émane de l'Amour" … à nous de le recevoir.
Dieu et la création …
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- Version n° 2 du 02-10-2024
Dieu est, je pense, pleinement épanoui par les échanges d'amour qui règnent au sein de la Trinité. Il ne doit pas avoir besoin de la création et pourtant … Il l'a faite.
Serait-ce qu'un trop-plein d'amour L'a poussé à vouloir le partager avec des créatures forcément libres de le refuser … ce qui "explique" l'homme. Mais pourquoi son long (et magnifique) processus d'élaboration, avec toute la phase d'abord uniquement matérielle puis vivante, mais sans conscience ou spiritualité ?
Les animaux les plus évolués sont capables d'amour, mais à partir de quel degré de développement ?
A noter que la création ne se limite pas au Big Bang qui va piloter l'évolution de la matière, mais concerne aussi la vie, l'âme et l'esprit.
Comment Dieu montre son Amour ?
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- Version n° 8 du 05-10-2024
Dieu aime sa création, dont ses créatures, en particulier les hommes qu'Il a dotés du pouvoir de réflexion, mais comment leur manifeste-t-il cet amour ?
- Le premier signe est que le Père maintient l'existence de la création. Malgré ce qui peut nous apparaitre comme des insuffisances (par exemple les catastrophes naturelles ou le maintien en vie d'un organisme au détriment de celle de tiers ou … ) ou un usage inapproprié par les créatures (écologie, guerres, … ), Dieu ne se résout pas à la renvoyer au néant.
- Le témoignage de la manière dont Jésus s'est comporté durant sa vie publique est une indication forte de son goût pour l'humanité, y compris les plus "petits" … sans exclure les "grands" !
- Le Paraclet doit nous souffler des pensées éclairantes, même s'il n'est guère possible d'en identifier l'auteur avec quelques certitudes.
- Un autre signe est du domaine de la sensation intime qui fait qu'il arrive que l'on reçoive une telle conviction (pas une certitude, mais peut-on être certain de l'affection d'un tiers) ? Son auteur doit pouvoir être n'importe laquelle des trois personnes de la Trinité.
- Des grâces dont on a la conviction qu'elles sont un don peuvent être interprétées dans ce sens. Il s'agit d'une force spirituelle qui vient renforcer notre volonté. C'est une proposition qu'il nous revient de saisir en la faisant nôtre.
Tous ces signes sont assez tenus, mais n'est-ce -pas aussi un signe de l'indispensable respect de notre liberté puisque "il n'y a pas d'amour sans respect de la liberté de l'autre" : Dieu ne veut pas imposer son amour.
Dieu est Trinité de personnes
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- Version n° 10 du 13-10-2024
J'ai rencontré une amie qui croit que toute la création se dissoudra dans l'Amour tout en se demandant si Dieu existe et ne pouvant admettre, en cas de réponse positive, qu'Il soit une personne. Pourtant, peut-on imaginer l'intelligence fabuleuse qui a conçu la création sans qu'elle soit la manifestation d'une personne ?
Si finalement tout devient Amour, que peut-il être s'il n'y a personne pour le partager ?
Dieu est, je pense, pleinement épanoui par les échanges d'amour qui règnent au sein de la Trinité. Il n'a pas besoin de la création et pourtant … Il l'a faite. Serait-ce qu'un trop-plein d'amour L'a poussé à vouloir le partager avec des créatures autonomes donc forcément libres de le refuser … ce qui "explique" l'homme.
Mais pourquoi son long (et magnifique) processus d'élaboration, avec toute la phase d'abord uniquement matérielle, puis vivante, mais sans conscience spirituelle ? Des animaux sont sensibles à l'amour et capable d'en donner, mais à partir de quel degré de développement ? Cet amour animal est-il immortel ?
Dieu ambigu ?
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- Version n° 8 du 25-08-2024
Il n'y a pas d'amour sans respect de la liberté de l'autre. Puisque nous croyons que Dieu n'est qu'Amour pour l'homme, Il lui donne donc sa liberté (le libre arbitre).
Celle-ci s'exprime lorsqu'on est face à une interrogation dont la réponse n'est pas évidente : il faut choisir entre des alternatives équivalentes (pile ou face d'une pièce) ou dans le brouillard (lorsqu'il n'y a aucune réponse certaine : existe-t-il un créateur, mais alors qui l'a créé ?).
Je crois que Dieu peut aussi, au plus profond de nous-mêmes, nous donner des indices de qui Il est, mais cela ne peut pas être démontrable … sinon il n'y a plus de liberté et alors pas d'amour ! La foi me semble relever de ce dernier aspect : certains y répondent par l'athéisme (il n'y a rien) ou l'agnosticisme (peut-être que oui, peut-être que non) ou par l'adhésion (je décide, par ma volonté et soutenu par la grâce, de croire … avec des nuances selon que l'on est simplement déiste ou chrétien, voire catholique).
Si la foi n'est pas une certitude, mais une conviction, elle n'est pas pour autant illogique, simplement indécidable Une déclaration qui est indémontrable et irréfutable est dite indécidable. : c'est le rôle de l'intelligence qui cherche à cerner le problème … sans fin.
La volonté sera nécessaire, dans les moments de doute, pour persévérer.
La théologie et la philosophie aident à penser plus juste, mais aimer activement ceux qui nous entourent est le meilleur et le plus simple moyen de concrétiser sa foi. Basées sur la raison, elles permettent d'exprimer aussi clairement que possible ce que l'on a compris.
Elles ne doivent, cependant, pas se penser supérieures à la foi dite populaire qui est directement issu du plus intime de l'être, même si elle s'exprime avec des mots inappropriés ou fort imprécis, probablement peu réfléchis.
Des dieux vers Dieu
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- Version n° 6 du 19-03-2024
Dès que l'homme a été conscient, il s'est probablement soucié de son devenir après la mort (les homos erectus ou habilis enterraient-ils leurs morts ?) et de son origine. Les manières dont les hommes ont imaginé un (ou des) créateur sont variées selon les civilisations.
L'idée de dieu absente du bouddhisme qui ne se pose pas (ou ne veut pas se poser) ou esquive les questions de la cause première (ce qui n'empêche qu'elle se pose) et conçoit la fin dernière comme la libéralisation de toute sensation (le nirvana). Le bouddhisme envisage un temps cyclique qui n'est pas compatible avec la flèche du temps constatée par la science … jusqu'à nouvel ordre.
Des dieux cause des catastrophes (orages, sécheresse, …) ou sécurisant (arbres, totem, … ) chez des peuples primitifs.
Des dieux à l'image des hommes chez les grecs ou les romains, voire les hindous (mais sous une forme plus caricaturale).
Un Dieu unique et transcendant depuis Abraham chez les juifs et les chrétiens (mais sous une forme trinitaire) puis pour l'islam.
Un homme à l'image d'un Dieu incarné en sapiens pour les chrétiens … peut-on imaginer un néo-sapiens plus évolué dépassant le Dieu fait homme ? Mais l'homme du XXI n'est-il pas déjà assez différent de celui des premiers homos : l'évolution continue ?